Diaporama du 18 janvier 2024 : Quelques Orchidées de notre région (classées par ordre alphabétique)

Cette famille fait partie du groupe des Monocotylédones, qui se distingue des dicotylédonnes par :
-une seule feuille embryonnaire (et non 2 comme un pois ou une graine de café)
-des feuilles à nervures parallèles,
-3 sépales et 3 pétales.
Les fleurs d’orchidées sont formées de 6 éléments dits « pétaloïdes », dans lesquels on ne distigue pas véritablement de pétales ou de sépales, même si certains d’entre eux sont verts. L’ensemble constitue le périanthe. Il est organisé en deux groupes, 3 éléments extérieurs (équivalents des sépales) et 3 intérieurs (équivalents des pétales). L’élément intérieur situé en bas est très différent des autres, c’est le labelle.

25.000 espèces. En France 160 (26 genres ), les principaux : Dactylorhyza, Orchis et Ophrys.

Le groupe des Anacamptis (4 espèces) :
Anacamptis vient du grec anakampteïn, courber, en référence aux sépales arqués vers l’intérieur.

1- Anacamptis laxiflora , Orchis à fleurs lâches. Liste rouge nationale !
Ainsi nommé car les fleurs de son épi floral sont espacées.
Vue dans les Observations « végétales » de la sortie prairies humides en bord de Seille. 30 avril 23.
Haute de 30 à 60 cm, elle se caractérise par des feuilles dressées, non maculées, très longues et pliées en gouttière. Les fleurs de couleur rose violacé sont plutôt grandes. Labelle faiblement trilobé, lobes latéraux rejetés vers l’arrière. Lobe médian plus court, coudé, orné d’une macule blanche. L’éperon ordinairement arqué vers le haut est plus court que l’ovaire.
Photos Pierre-Yves RABA, Sortie prairies humides en bord de Seille, 30 avril 23.
N.B. : s’hybride avec Anacamptis morio, l’orchis bouffon, ce qui donne Orchis × alata qui présente la hauteur et l’aspect lâche de l’orchis à fleurs lâches et les sépales nervurés de vert de l’orchis bouffon.

2- Anacamptis morio, Orchis bouffon. Vu au Bois de Fée à Leynes.
10 à 40 cm de haut. Tige ressée, simple, pleine, avec une consistance herbacée, à section ronde, lisse ou cannelée (au niveau des fleurs) et glabre. Rosette de feuilles lancéolées, hampe florale portant quelques feuilles longuement engainantes. L’inflorescence est dense, ne dépassant pas une vingtaine de fleurs de couleurs variées du violet au pourpre au lilas rose voire au blanc. Les sépales et les pétales latéraux sont réunis en un casque sub-globuleux nettement nervé de vert-gris à l’extérieur. Le labelle est large, à centre pâle, souvent taché de pourpre. Photos P. Goujon – flore-en-ligne.fr.

Nous avons eu le plaisir d’observer un spécimen presque blanc, très photogénique au cours de la Sortie Roche noire le 19 avril 23, dans le bois de Fée à Leynes.

Photos prises durant la sortie par Pierre-Yves RABA.

3- Anacamptis palustris, Orchis des marais. 20 à 60cm. LIEN. COMPARAISON avec laxiflora.
Plus rare. Vue à la sortie prairies humides en bord de Seille. 30 avril 23.
Feuilles étroites et réparties le long de la tige ; fleurs nombreuses, de couleur rose à pourpre pâle. La partie centrale du labelle, plus pâle est ponctuée de petites taches pourpres. Elle est très rare.
Ses fleurs sont assez grandes, disposées en épi allongé et peu dense. Elles sont de couleur rose, possèdent un grand labelle trilobé, presque plan. Toutes les fleurs sont un peu inclinées par rapport à l’axe de la tige. Peut se rencontrer en compagnie de O.laxiflora. Photo Wikipédia.

4- Anacamptis pyramidalis, Orchis pyramidal. (30 et 50 cm, 70). LIEN.
Vue à la Sortie de la Boucherette. 13 mai 23.
Sols calcaires, pelouses, prairies sèches et bien exposées. Inflorescence conique, constituée de nombreuses petites fleurs roses + ou- sérrées, largement ouvertes avec un labelle profondément trilobé et des pétales regroupés, formant un casque. Photos wikipédia.
N.B. : Présence de deux lamelles saillantes, vaguement parallèles, situées à la base du labelle.

Le groupe des Cephalantera (3 espèces), le nom de genre fait allusion à la forme arrondie des anthères.

5- Cephalantera damasomium, Céphalanthère de Damas, Céphalanthère blanche, 20 à 40, voire 60 cm.
Uniquement autogame. Apprécie l’ombre des sous-bois sur des sols calcaires ou neutres bien drainés. Ressemble à C. longifolia, mais ses feuilles sont disposées tout le long de la tige comme C.rubra. La fleur est sans éperon, les sépales externes forment un casque, le labelle est très petit et brun-jaunâtre. Lien.
Photos : P. Goujon – flore-en-ligne.fr.

6- Cephalantera longifolia : Lien.
Bois secs et coteaux pierreux, dans presque toute la France et en Corse. Fleurs : blanc pur, assez grandes, 6-18 en épi lâche ; bractées très petites. Feuilles : distiques (disposées sur deux rangs opposés mais avec les limbes dans le même plan), rapprochées , longuement lancées, 3–6 fois plus longues que les entre noeuds. Photos Wikipédia.

7- Cephalantera rubra : Lien 1. Plante vivace de 20-60 cm. Lien 2.
Vue au dessus d’Azé dans le bois de l’atelier.
Pubescente-glanduleuse dans le haut, à fibres radicales filiformes. Écologie : Bois secs et coteaux pierreux, dans presque toute la France et en Corse. Fleurs : d’un rose vif, assez grandes, 5-15 en épi lâche, bractées herbacées, égalant ou dépassant l’ovaire; Feuilles : presque diques, lancées, pliées en carène, 2-4 fois plus longues que les entre noeuds. Photos : P. Goujon – flore-en-ligne.fr.

8- Cypripedium calceolus, Sabot de Vénus. Protection nationale.
Vu à la Sortie du 19 mai 2019 à Moloy
20-70cm. 3-5 feuilles large et ovales, fortement nervurées. Inflorescence formée d’1 à 2 très grandes fleurs (5-7cm) Chaque fleur possède 3 sépales et 3 pétales. Les sépales, longs de 5 cm sont de forme lancéolée. Leur couleur varie entre brun rouge et brun chocolat. Les deux sépales latéraux sont soudés et pointent vers le bas sous le labelle tandis que le sépale central qui s’étend verticalement vers le haut prend la position opposée. Deux pétales assez étroits et souvent un peu torsés, sont de même couleur et forme que les sépales. Ceux-là sont disposés des deux côtés et entourent — bien écartés tout comme les sépales — le sabot jaune. Celui-ci naît par une transformation du troisième pétale, le labelle. Il est en forme de sabot ventru de couleur jaune paille parsemé de taches brunes et atteint une longueur de 4 cm. La fleur du sabot de Vénus compte parmi les fleurs les plus grandes de la flore d’Europe occidentale, et possède la fleur la plus grande parmi les orchidées européennes. Photos Wikipédia.

Dessin légendé de Cypripedium calceolus, le Sabot de Vénus.

Le groupe des Dactylorhiza (5 espèces): Ce sont des orchidées terrestres des régions tempérées à tubercules dont le nom de genre fait référence aux ramifications de la racine ressemblant à des doigts.

9- Dactylorhiza Fuchsii, Orchis de Fuchs.
Près de Montceaux-Ragny


Jessica : Tige élancée, fine et pleine de 20 à 60 cm ? Peu compressible. Grêle ou robuste !
Son inflorescence est en forme d’épi conique en début de floraison, puis elle devient cylindrique. On y distingue assez bien les bractées, qui sont longues. Les fleurs assez petites rose pâle, mauve lavé de blanc ou blanches. Leur labelle possède des lignes et des points pourpre plus sombre. Il est profondément trilobé, le lobe médian étant pointu et un peu plus long que les latéraux. Les sépales latéraux sont dressés, le sépale dorsal et les pétales réunis en casque. L’éperon est court, horizontal ou faiblement descendant (moins que chez maculata). Les feuilles (6-10) sont généralement tachées de brun-noir au dessus. Celles de la base sont larges, à pointe obtuse pour la plus inférieure, les caulinaires, alternes, deviennent plus fines et dressées vers le haut de la tige. Photos : P. Goujon – flore-en-ligne.fr.
Parfois considérée comme une sous espèce de l’Orchis tacheté, à qui elle ressemble beaucoup.
Mais : milieu alcalin et non acide, sa première feuille est arrondie et non pointue, son labelle à tirets pourpres très fins est très nettement découpé avec un fin lobe central + long que les latéraux.

Des bractées sont présentes à la base des fleurs (photo de droite)

La couleur et la forme du labelle ne sont pas caractéristiques. Photos : P. Goujon – flore-en-ligne.fr. :

10- Dactylorhiza incarnata, Orchis incarnat : 20-80cm.
Vue du coté de Manziat.
Allure raide et compacte. Rare, prairies humides. Gros épi fourni. Fleurs rose foncé. Labelle tacheté.
Les feuilles semblent envelopper les fleurs au sommet de l’épi. Comme la plupart des Dactylorhizes, D. incarnata s’hybride fréquemment rendant quasi impossible toute tentative de détermination. La tige, compressible, porte à son extrémité une inflorescence en épi cylindrique assez dense. Les fleurs sont petites avec un labelle peu découpé, replié en arrière moucheté de petits traits rouges entourés par une fine ligne bouclée. Les bractées sont bien visibles et émergent de l’inflorescence. L’éperon, plus court que l’ovaire, est épais à la base et incurvé vers le bas. Photo Wikipédia.

11- Dactylorhiza maculata, Dactylorhize maculé. Photo Jessica Joachim.
Milieu acide et non alcalin (comme Fuchs) sa première feuille est arrondie et non pointue.

12- Dactylorhiza majalis, Orchis de mai.
Vu dans les prairie de la Seille. Assez robuste 10 à 60 cm, avec une forte tige creuse aisément compressible, violacée dans la partie supérieure. Fleurs assez grandes. Feuilles (3-7 ou 6-9) lancéolées-ovales poussant sur toute la tige à taches violettes sur la face sup. Sépale médian collé aux 2 pétales sup, formant un casque. Feuilles sup. en forme de bractées. Habitat : le marais alcalin. Photos Wikipédia.

13-Dactylorhiza viridis, Coeloglossum viride ou vert, Orchis grenouille ou vert, Dactylorhize vert.
Vu dans les prairies de la Seille à Rancy.
Espèce très discrète par sa taille réduite et sa coloration verte. 10 à 30cm, caractérisée par son labelle en forme de langue à l’extrémité trilobée. Photos : P. Goujon – flore-en-ligne.fr. :

L’ovaire est situé sous les structures pétaloïdes. Il ne faut pas le confondre avec un pédoncule floral, absent ici. Il est moins long que les bractées, et sa surface présente des cannelures spiralées.
Photos et texte ci-dessus : P. Goujon – flore-en-ligne.fr.

Le groupe des Epipactis (3 espèces), Orchidées à rhizomes, dont certaines, très inféodées aux sous-bois.

14- Epipactis astrorubens, Épipactis pourpre noirâtre ou Épipactis rouge sombre, 20- 60cm.
Vu aux carrières de la LIE.
Ressemble au suivant, mais fleurs rouge purpurin mêlées de blanc et de jaune. Photos Wikipédia.

15- Epipactis helleborine, Épipactis à larges feuilles.
Fréquent le long de la Saône et dans les bois frais.
30-50cm. Aspect robuste, 5 à 10 feuilles ovales lancéolées étalées. Epi assez dense, allongé, à fleurs de couleur variable (vert, jaune ou rouge) . Labelle en 2 parties séparées par un étranglement, l’intérieur donne l’impression d’un petit réservoir humide. Attention, espèce très variable !
L’hybridation se fait avec Cephalanthera damasonium et d’autres espèces d’épipactis. Photos Wikipédia.

16- Epipactis palustris, Épipactis des marais. 25-60cm.
Vu au lac Genin.
Grappe lâche, allongée à fleurs violettes mêlées de blanc. Ovaire très pubescent. Photos Wikipédia.

Le groupe des Gymnadenias (2 espèces) : Le genre gymnadenia, photos.
Les « vrais » Gymnadenia regroupe les espèces à inflorescence allongée généralement lâche, à fleurs résupinées et de couleur genéralement rose (conopsea, odoratissima, pyrenaica, densiflora)
Le second, inféodé aux zones montagneuses, regroupe les espèces à inflorescence nettement plus courte, dense, à fleurs non résupinées de couleur souvent rouge. (austriaca, corneliana, gabasiana,

17- Gymnadenia conopsea, Orchis moucheron, Orchis moustique ou Gymnadénie moucheron.
Vue aux carrières de la LIE. Elancée à feuilles dressées, inflorescence dense cylindrique de 20 à 80 petites fleurs lilas ou violacées, parfumées au crépuscule,éperon nectarifère long et effilé, arqué vers le bas. Les 3 lobes du labelle sont de même longueur ce qui différencie cette orchidée de Gymnadenia odoratissima.
L’ovaire est situé sous les structures pétaloïdes. Il ne faut pas le confondre avec un pédoncule floral, absent ici. Il est moins long que les bractées, et sa surface présente des cannelures spiralées.
Photos P. Goujon – flore-en-ligne.fr.

18- Gymnadenia odoratissima, Orchis odorant (odeur de vanille). Plante : 10-50 cm.
Vue aux carrières de la LIE. Souvent assez grêle, inflorescence en épi + ou – dense. Feuilles : 5 à 12, linéaires, étroites et dressées, basilaires engainantes et caulinaires bractéiformes, vert mat. Fleurs : petites, + ou – rosâtres. L’orchis odorant est généralement plus petit mais surtout ses fleurs sont plus petites, moins serrées et possèdent un éperon beaucoup plus court. Epi cylindrique plus court. Comparaison.
Effectivement très odorant, mais pas forcément plus que son cousin l’orchis moustique (Gymnadenia conopsea) avec lequel il est facile de le confondre. L’orchis odorant est généralement plus petit mais surtout, ses fleurs sont plus petites, moins denses et possèdent un éperon beaucoup plus court (source: Florealpes.com). Photos Laurent Francini, site : https://www.francini-mycologie.fr/


Le groupe des Himantoglossum (2 espèces) : (signifie langue en lanière, en référence à leurs labelles).

19-Himantoglossum hircinum, Orchis bouc.
Ubiquiste sur la Roche de Solutré. Vu également à la Sortie de la Boucherette. 13 mai 23.
Robuste pouvant atteindre 1 m.
Hircinum fait référence à l’odeur de bouc forte et désagréable des fleurs. Possède de nombreuses feuilles d’un vert grisâtre qui apparaissent en automne, persistent l’hiver puis se flétrissent à la floraison. L’inflorescence est cylindrique et assez dense, fleurs verdâtres bordées de pourpre sépales et pétales rassemblés en casque, labelle très allongé, jusqu’à 6 cm, enroulé/torsadé, plus ou moins déployé à l’horizontale à la floraison, peu échancré à l’extrémité. Photos : P. Goujon – flore-en-ligne.fr.

20-Himantoglossum robertianum, Orchis géant. Robuste, pouvant dépasser 50 cm.
Vu dans une pelouse du village de Solutré et au dessus de St Martin Belle roche.
Surtout méditerranéen poussant en principe sur sol calcaire. Depuis l’an 2000, cette espèce remonte vers le nord … (Isère, Rhône, Savoie, etc.) puis bien au-delà (Calvados, Manche, Côte d’Armor, Moselle, etc. Feuilles basales en rosette (5 à 10 feuilles), vert clair, larges, charnues, brillantes, à nervures parallèles. Feuilles caulinaires engainant la tige. L’inflorescence est un épi, d’abord plutôt pyramidal, ensuite plutôt cylindrique. Nombreuses bractées érigées et linéaires pouvant atteindre 3 cm. Fleurs à éperon orienté vers le bas. Les Tépales entourant le labelle sont striés, avec des couleurs variant du vert au violet, les trois externes ovoïdes et connivents, les deux internes linéaires. Le labelle, rose à violet, est allongé, de grande taille (souvent 2 cm), à lobe central bifide, à deux lobes latéraux linéaires semblables à des bras incurvés vers l’intérieur. Photos : P. Goujon – flore-en-ligne.fr.

Limodorum : Plantes sans chlorophylle et sans feuilles ne pratiquant pas la photosynthèse, mais vivant en symbiose avec des champignons.

21- Limodorum abortivum, Limodore à feuilles avortées. 30-80 cm. Protégée en Bourgogne.
Observée à la Sortie de la Boucherette. 13 mai 23.
Plante robuste à tige bleue, violacée ou brunâtre, à feuilles écailleuses bractéiformes appliquées contre la tige. Grandes fleurs violettes munies d’un long éperon nectarifère orienté vers le bas.
Elle est saprophyte comme la néottie nid d’oiseau.

22- Neotinea ustulata, Orchis brûlé.
Vu à la Sortie de la Boucherette. 13 mai 23.
Plutôt petite, de 10 à 20 cm de haut (parfois jusqu’à 50 cm),Feuilles basales oblongues lancéolées en rosette, les suivantes engainantes et les supérieures bractéiformes. Les petites bractées sont rougeâtres, plus courtes que l’ovaire. L’inflorescence est un épi dense de nombreuses fleurs aux sépales et pétales en casque rose clair à l’intérieur et brun noirâtre à l’extérieur. Le labelle est trilobé, blanc avec des macules pourpres. Photos : P. Goujon – flore-en-ligne.fr.
Tige : verte, raide, côtelée. Feuilles : oblongues, les inférieures en rosette, les autres engainantes
A confirmer : Dès que les fleurs sont fécondées, l’épi floral s’allonge et l’extérieur des fleurs devient plus clair. . C’est donc le sommet de l’épi qui présente cette couleur pain brûlé caractéristique.

23- Neottia nidus avis, Néottie nid d’oiseau. Ressemble à une orobanche.
Vue dans le nord Côte d’or.
10 à 40 cm. Pousse dans les bois sombres. Ainsi nommée car l’enchevêtrement de ses parties souterraines fait penser aux brindilles d’un nid d’oiseau. Dépourvue de chlorophylle, les matières organiques (sucres…) utilisées par la néottie proviennent des arbres voisins via un champignon. Les graines de Neottia, minuscules ne peuvent germer que si elles sont aidées dans cette tâche par les filaments du champignon qui leur servent de pseudo-racines et aspirent dans le sol les éléments nutritifs dont elles ont besoin.
Photos : P. Goujon – flore-en-ligne.fr.

Le groupe des Ophrys (7 espèces) : Ce sont des plantes présentant 2 ou 3 tubercules, des feuilles en rosette basale et une hampe florale laxiflore et en général pauciflore (1 à 14 fleurs). Les fleurs ont les sépales et les pétales latéraux étalés. Le labelle est sans éperon, plus ou moins entier, muni à la fois d’une pilosité importante et d’une zone glabre appelée macule.

Possèdent 2 tubercules à la floraison : celui de l’année antérieure qui se flétrit pour générer la nouvelle tige et celui qui se remplit pour l’année prochaine.
Le labelle imite l’abdomen d’un insecte femelle ( forme, pilosité, pattes, yeux, phéromones, …)
La pseudocopulation provoque la fixation céphalique ou abdominale des pollinies grâce à une substance gluante. Le mâle leuré les déposera sur le stigmate d’une autre fleur de la même espèce.

Différence Orchis / Ophrys
– Généralement, les ophrys ont des fleurs séparées et réparties sur la longueur de la hampe, alors que sur les orchis elles sont regroupées sur le haut de la tige
– Les ophrys ont un labelle dépourvu d’éperon et ressemblant plus ou moins, par sa pilosité, ses macules et colorations à un insecte.

24- Ophrys apifera, Ophrys abeille. Observée à la Sortie de la Boucherette. 13 mai 23.
En pleine lumière ou à mi-ombre, sur sols surtout calcaires, dans les pelouses. Pollinisée par des abeilles solitaires dont plusieurs espèces d’eucères, parmi elles, Eucera longicornis, mais pas par les abeilles sociales : VoirObservations « animales » de la sortie Prairies humides de la Seille, 30 avril 23.
Si la fec croisée n’a pas eu lieu, Ophrys apifera a recours à l’autofécondation. On peut alors observer un basculement des pollinies sur le stigmate. Photos : P. Goujon – flore-en-ligne.fr. LIEN

25- Ophrys aranifera, (ex Ophrys sphegodes), Ophrys araignée.
Labelle arrondi, de teinte sombre, présentant une macule centrale en forme de H, AracHnides généralement 2 gibbosités (bosses plus ou moins pointues) et une pilosité sur la marge. Biotopes : sols calcaires, secs à frais, toujours en pleine lumière. LIEN 1. Photos : P. Goujon – flore-en-ligne.fr. LIEN 2.

26- Ophrys aymoninii, Ophrys d’Aymonin. Pousse sur terrain calcaire. LIEN.
Observée pour la première fois aux carrières de la LIE en 2023.
Elle se distingue d’Ophrys insectifera par son labelle brun bordé de jaune, ses pétales vert jaunâtre et la couleur généralement jaune du gynostème et des loges polliniques. Autres signes distinctifs : la position des fleurs qui est plus oblique et le labelle qui est souvent aussi large que long.
N.B. : espèce endémique des Grands Causses cévenol. Protection nationale. Hybrides.

N.B. : Le groupe insectifera est composé de trois espèces : O. insectifera , Les deux autres sont des espèces endémiques étroites, O. aymoninii dans le Massif Central français et O. subinsectifera dans le nord de l’Espagne.

27- Ophrys fucifolia, Ophrys bourdon ou Ophrys frelon.
Observée à la Sortie de la Boucherette. 13 mai 23.
Possède un labelle très élargi et étalé dans sa partie distale, ce qui doit normalement permettre de le reconnaître facilement. Le labelle est également entier et muni d’un appendice bien formé et assez grand. C’est une plante des pelouses sèches sur sols calcaires.

28- Ophrys insectifera, Ophrys mouche. Photos : P. Goujon – flore-en-ligne.fr. LIEN.
Vue à la Sortie de la Boucherette. 13 mai 23.

  • Sépales verts avec nervure verte plus foncée.
  • Pétales noirs et très courts.
  • Labelle brun noir, trilobé. Le lobe central est lui-même bifide. Macule brun-bleu au centre.
  • Loges polliniques rougeâtres.
    FA : L’ophrys «mouche» possède un labelle marron et blanc, légèrement velouté. Celui-ci est surmonté de deux petites «antennes». La fleur est sans éperon, les sépales externes sont dressés ouverts, le labelle est quadrilobé, marron et blanc.

    Les hybrides d’insectifera par https://www.orchisauvage.fr/

29- Ophrys litigiosa, Ophrys petite araignée ou Ophrys litigieux (Ophrys sphegodes subsp. araneola, synonymes Ophrys araneola, Ophrys virescens). Photo Laurent Francini. Lien.
Vu sur le côté nord de la roche de Vergisson.
Caractérisé par des feuilles vert-bleu à aspect réticulé en rosette basale, par une inflorescence de 4 à 10 petites fleurs aux sépales vert blanchâtre, aux pétales un peu plus jaune et au labelle brun rougeâtre pratiquement entier, à pilosité marginale claire et bordure généralement jaune.
Le labelle présente une macule centrale gris bleu généralement en forme de H. C’est une plante de pleine lumière à mi-ombre sur substrat calcaire des pelouses, garrigues, bois clairs. Précoce.
Souvent confondu avec O. aranifera; il s’en différencie notamment par sa petite taille. Son labelle brun clair bordé d’une marge jaune très nette est généralement plus petit que son sépale dorsal. 

30- Ophrys scolopax, Ophrys bécasse (scolopax signifiant « bécasse »). (20-50 cm),
Observations botaniques de la sortie de Plottes, 13 mai 23.
Son gynostème fait penser à la tête et au bec d’une bécasse (mais ce n’est pas le seul!)
Tige élancée ; inflorescence plutôt lâche, composée de 3 à une dizaine de fleurs. Les fleurs sont assez variables, mais l’aspect général du labelle est toujours allongé et trilobé, avec des bords latéraux nettement rabattus, portant de fortes gibbosités. Le lobe médian du labelle se termine en un appendice verdâtre entier ou trilobé.
Se caractérise par des fleurs au périanthe rose, rarement blanc ou lavé de vert, au labelle brun sombre à orangé en forme d’amphore. Lien image 3. Photos : P. Goujon – flore-en-ligne.fr. LIEN

Le groupe des Orchis (4 espèces)

31- Orchis anthropophora, Orchis homme-pendu. Anthropophora = porteuse d’hommes.
Vue à la Sortie de la Boucherette. 13 mai 23.
20 à 40 cm. La fleur évoque un petit homme pendu, les 4 membres étant formés par les lobes du labelle et la tête par la fusion des 3 sépales et des 2 pétales supérieurs. Hybrides. Photo Jessica Joachim. Lien.
Particularités de cette espèce : l’absence d’éperon, d’où son ancien nom de genre (Aceras)

32- Orchis mascula, Orchis mâle. Son nom spécifique, s’il en était besoin (« orchis » signifiant déjà « testicule »), insiste sur l’apparence masculine donnée par la forme de ses 2 tubercules.
Fréquent, beaucoup en Beaujolais. 15 à 50 cm de haut. Les feuilles sont soit basales, en rosette, soit caulinaires. La tige est dressée, simple. La tige est pleine, avec une consistance herbacée, à section ronde. Elle a une surface lisse, et elle est glabre. Photos : P. Goujon – flore-en-ligne.fr. Lien.

Nous avons eu le plaisir d’observer un beau spécimen au cours de la Sortie Roche noire, le 19 avril 23 :

33- Orchis militaris, Orchis guerrier ou Orchis militaire.
Vue à la Sortie de la Boucherette. 13 mai 23 et très présent aux carrières de la LIE.
Tient son nom de la forme en casque de ses sépales, bien que de nombreuses autres espèces possèdent la même caractéristique. Ses fleurs sont roses et possèdent un labelle au lobe médian divisé en deux. Il se rencontre souvent en pleine lumière, sur le bord des chemins et des routes. Les bractées situées à la base des fleurs sont très courtes. Photos : P. Goujon – flore-en-ligne.fr. Lien.

34- Orchis purpurea, Orchis pourpre.
Vue à la Sortie de la Boucherette le 13 mai 23.
Plante robuste pouvant atteindre 80cm, mais plus généralement haute de 30 à 40cm. Ses feuilles, vert uni, luisantes sur leur face supérieure, pouvant atteindre 15cm de long, forment une rosette à la base de la plante. Au sommet d’une longue tige, elle porte de nombreuses fleurs pourpres à violacées dont le labelle évoque plus ou moins les bras et la robe d’une femme. Le casque de la fleur rouge-brun, contraste avec le labelle clair mais ponctué de pourpre. Photos : P. Goujon – flore-en-ligne.fr. Lien.

Le groupe des platanthères. Nous rencontrons 2 des 7 platanthères que l’on peut observer en Europe, elles partagent les mêmes biotopes et les mêmes périodes de floraison.
Plantes élancées à grandes feuilles oblongues (2 à 3), à inflorescence dense de 10 à 30 fleurs blanc-verdâtre, odorantes, labelle étroit en forme de langue.
N.B. : Les autres caractères comme la taille, la forme de l’inflorescence, les feuilles, la forme et la teinte des fleurs, la longueur de l’éperon sont globalement communs aux deux espèces.

35- Platanthera bifolia, La Platanthère à deux feuilles se confond facilement avec l’orchis verdâtre.
Vue au bois de Fée (Leynes). Loges polliniques parallèles et fleurs blanches. Photos wikipédia.

36- Platanthera chlorantha, Platanthère à fleurs verdâtres, Orchis verdâtre. (Uniquement en montagne)
Loges polliniques convergentes et écartées, fleurs verdâtres. Photos : P. Goujon – flore-en-ligne.fr. Lien.

37- Spirantes spiralis, Spiranthe d’automne (4 espèces en Europe).
Vue vers Verzé au dessus des vignes .
Fait référence au placement en spirale des fleurs sur la tige. (anthos = fleur). 10 à 25 cm.
Munie à la base de la tige de 2 à 5 feuilles disposées en rosette (les feuilles visibles à la floraison sont en réalité celles qui préparent la floraison de l’année suivante).
Tige sans feuilles mais velue, ce qui lui donne une couleur verte grisâtre.
Les fleurs à odeur de vanille, très petites, blanches, lavée de vert à labelle aux bords cristallins et crénelés sont regroupées en spirale + ou – dense au sommet d’une tige grêle et pubescente. Photos : INPN.

Spirantes spiralis. A gauche wikipédia, au centre FLSVY à droite INPN Y. MARTIN


Auteur/autrice

  • Pierre-Yves Raba

    Passionné par la nature et ses richesses, j'aime découvrir, photographier, apprendre et partager mes connaissances. N.B. : Je suis ouvert à vos remarques pour améliorer le site, merci de les laisser sur le site. Si vous cherchez si j'ai posté des informations sur une espèce, tapez son nom dans la fenêtre RECHERCHER en bas d'un article.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.