Semaine 31 : Observations par Claudette

Autour de Clermont Ferrand :

Astragalus glycyphyllos ou astragale réglisse – Fabacée. Chanonat dans une haie plus fraîche.Les fruits ici sur la photo sont des gousses de 5cm de long environ qui sont dressées et conniventes ( qui se rapprochent sans se souder).
Assez fréquente en France (sauf en Bretagne) et sur la façade ouest dans des ourlets chauds et basiques :

Astragalus glycyphyllos.

Xanthoselium alsaticum ou peucédan d’Alsace – Apiacée même lieu que Carthamus, port anguleux et ramifié, nombreuses ombelles jaunâtres et tige rouge sombre. Par comparaison avec l’angélique, elle a des feuilles plus étroites, les ombelles de la tige principale et des rameaux ont à peu prés la même taille et l’involucre sous l’ombrelle à 3 à 8 bractées. Surtout les fleurs sont jaunes. C’est une plantes des prairies alluviales basiques comme l’Alsace, la Champagne et la Limagne et des pelouses chaudes marneuses :

Xanthoselinum alsaticum Peucedan d’Alsace

Stachys alpina ou épiaire des Alpes: vu dans les gorges de l’Arlière vers Ceyrat. Lamiacée.Pas très fréquent. A noter toute la plante est velue, feuilles molles à long pétiole velu, tige aussi, calice velu glanduleux et lèvre supérieure de la fleur velue soyeuse. Aime les zones fraîches :

Stachys alpina

Carthamus Lanatus le carthame laineux : sur plateau sec et ensoleillé à Chanonat en face du plateau de Gergovie  – Astéracée.
Fortement épineux, le plus souvent rameux, c’est une plante méditerranéenne rare en Bourgogne. Thermophile mais résiste difficilement à la sécheresse. Sur des friches calcaires ou marneuses :

Carthamus lanatus

Les lycopodes sont d’étranges plantes-mousses, rares souvent cantonnées à des zones tourbeuses de montagne, ce sont les représentants actuels de la plus ancienne lignée de plantes vasculaires (avec des vaisseaux conducteurs de sève) qui était déjà présente il y a 400 millions d’années puisqu’on les retrouve dans les charbons fossiles datant de cette période. Ce ne sont pas des mousses même s’ils paraissent proches, ressemblant parfois au polytric, une petite mousse. Une des particularité de ces plantes consiste en une division systématique des tiges et des racines en deux : en « Y » (dichotomique). Les tiges sont couvertes de pseudo-feuilles comme des écailles longues appelées microphylles. Leur mode de reproduction est assez proche de celui des fougères avec un stade de prothalle.
Pour aller plus loin. Vous y trouverez :
-pourquoi la poudre de spores de lycopode est une vraie poudre de perlimpinpin … voir aussi
-pourquoi les spores doivent impérativement être enfouies pour pouvoir donner un nouveau pied …
-pourquoi une assocaition avec un champignon microscopique du sol est indispensable …
-quel ouvrage sur les Fougères et plantes alliées vous pouver vous offrir éventuellement …
-et aussi, combien il y a d’espèces de lycopodes dans le monde.
N.B. : En France : L. selago, L. inundatum, L. annotinum, L. alpinum, L. complanatum, L. clavatum.

Lycopodiella inundata, Lycopodiacée.

Lycopodielle innondée ou lycopode des tourbières vue le 03/08 dans la tourbière des oignons de BOZ. Cette plante rare est inféodée aux tourbières, milieux très pauvres en éléments nutritfs, acides, et de plus chauds et ensoleillés. Une plante coriace qui comme toutes les Lycopodiacées est une survivante de l’ère glaciaire.
Croît typiquement dans les dépressions inondées une partie de l’année ou parmi les sphaignes. Il est fortement adhérent au substratum par ses multiples racines. Sa tige s’allonge par une extrémité et paraît se détruire par l’autre.
N.B. : le mot Lycopodium vient du grec lukos  (loup) et podion (pied) faisant allusion à la ressemblance avec une patte velue d’un loup des pousses des Lycopodes, recouvertes de petites « feuilles ».

Lycopodium clavatum, vu semaine 30, le 28 juillet au Mont Joly en Haute Savoie.

Les lycopodes, des plantes méconnues, parfois confondues avec des mousses…
Ils sont les descendants actuels de la lignée de plantes terrestres ayant inventé les vaisseaux conducteurs de sève. C’était il y a 400 millions d’années au temps des luxuriantes forêts du Carbonifère…
Par contre la feuille « vraie » ne sera inventée que plus tard, par les fougères.

Auteur/autrice

  • Pierre-Yves Raba

    Passionné par la nature et ses richesses, j'aime découvrir, photographier, apprendre et partager mes connaissances. N.B. : Je suis ouvert à vos remarques pour améliorer le site, merci de les laisser sur le site. Si vous cherchez si j'ai posté des informations sur une espèce, tapez son nom dans la fenêtre RECHERCHER en bas d'un article.

2 thoughts on “Semaine 31 : Observations par Claudette

    • Author gravatar

      Bonsoir
      Très bons articles et photos agréables à lire et à regarder.
      J’y reviendrai 😊
      Je suis attentivement JL Lovisa et c’est sur son site que j’ai relevé l’adresse de Sémina Mâcon
      Merci beaucoup
      MF Magne

      • Author gravatar

        Merci de votre commentaire.
        Le jardin de Jean Louis est à quelques km de chez moi, nous nous sommes rencontrés car j’invite mes lecteurs à aller sur son site et il m’a contacté pour visiter son jardin.
        Pierre-Yves RABA.

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