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Sortie du mercredi 17 Avril : Partie 2, la teppe du bois de fée.

Sortie du mercredi 17 Avril : Partie 2, la teppe du bois de fée.

Dans l’ordre chronologique au départ du parking :

  • Lamium purpureum à gauche et maculatum à droite, Lamiacées :
  • Tragopogon pratensis, Salsifis des prés, Astéracée :

On distingue 3 sous-espèces selon la taille des bractées : voir Notes de terrain.
N.B. : Boutons floraux et racines comestibles.

  • Geranium pyrenaicum, Géranium des Pyrénées, Géraniacée :

Ses feuilles sont arrondies, composée de 5 à 7 lobes et assez velues. Les feuilles inférieures sont disposées en rosette et sont longuement pétiolées. Les fleurs, par 2, assez petites, de couleur rose violacée et leur pédoncule est plus long que la feuille. Les pétales sont échancrés en cœur et 2 à 3 fois plus long que le calice. La tige est couverte de poils courts et réguliers.

  • Scorzonera humilis, la Scorsonère des prés, Astéracée :

L’involucre (partie entourant la base des fleurs) est allongé, formé de bractées extérieures bien plus courtes que les intérieures. Appliquées sur les fleurs, puis réfléchies à maturité. Elles sont tomenteuses, lancéolées avec une extrémité pointue. Le plus souvent monocéphale.

Autres photos de la Scorsonère des prés.
  • Lathyrus linifolius, Gesse des montagnes, Gesse à feuilles de lin, Fabacée :

Cette gesse possède des feuilles terminées par une courte pointe et leur pétiole est bordé par deux ailes. Les folioles sont généralement quatre par feuille sont mucronées ( photo du centre), glauques en-dessous, fleurs versicolores en grappes de 3-6 d’abord pourpre clair, puis bleuâtres. Le calice est glabre, en tube bossu à la base, avec 5 dents inégales, plus courtes que le tube.
Rappel : les Gesses ont des nervures parallèles contrairement aux Vesses.

  • Polygala vulgaris, Polygale commun, Polygalacée :

Son nom de genre signifie beaucoup de lait. Il semble avéré que cette plante favorise la lactation des vaches qui s’en nourrissent…
Détails caractéristiques par fleurs sauvages de l’Yonne : Absence de rosette de feuilles au bas des tiges, une rosette ne touchant pas forcément le sol plutôt nommée collerette, contrairement à Polygala calcarea, feuilles alternes et fleurs, en grappes lâches unilatérales de 10 à 40 fleurs, de couleur bleue, blanche ou rose comme ci-dessous.

  • Carex caryophyllea, Laîche de printemps, Cypéracée :

Flore Alpes : Cette laîche se rencontre dans les prés secs et les pelouses marneuses. Ses utricules sont finement pubérulents, à bec très court, trigones (trois styles), enveloppés par des bractées femelles longuement acuminées. L’unique épi mâle est très massif. La bractée inférieure est engainante, portée par une tige trigone peu scabre.,

  • Luzula campestris, Luzule champêtre, Juncacée :

Plante à stolons souterrains vue dans la pelouse. Feuilles alternes, engainantes, planes, larges de 2-4 mm, ciliées de longs poils blancs. Fleurs groupées environ par 2-8; glomérules 2-6; pédoncules dressés, la plupart penchés lors de la fructification. Tépales tous longs de 3-4 mm, bruns, acuminés. L. Francini.

  • Antoxantum odoratum, flouve odorante, Poacée :

Son nom scientifique provient du grec anthos (« fleur ») et xanthos (« jaune »), par allusion à son inflorescence jaune après la floraison. Odorant » fait référence à son odeur de coumarine après dessiccation. Plante cespiteuse à épi dense et allongé. Feuille caulinaire courte ciliée au sommet de la gaine. Ligule oblongue et assez souvent déchirée.

  • Neotinea ustulata, l’Orchis brûlé, Orchidée :

Possède 3 types de feuilles :  les basales oblongues lancéolées en rosette, au dessus engainantes et les supérieures bractéiformes. Dès que les fleurs sont fécondées, l’épi floral s’allonge et l’extérieur des fleurs devient plus clair. Seul le sommet de l’épi présente cette couleur pourpre foncé de sa sommité florale.
Sa fleur est pourpre au labelle blanc taché de points pourpres.

  • Euphorbia cyparicias, Euphorbe petit cyprès, Euphorbiacée. L. Francini. :

C’est une famille à fleurs vraiment très atypiques : elles sont groupées en une inflorescence sans pétales appelée cyathe. Nous verrons d’autres Euphorbiacées dimanche prochain, je vous invite donc, avant toute chose, à « réviser » leur anatomie particulière dans l’excellent article de notes de terrain sur l’Euphorbe réveille-matin (Euphorbia helioscopia) qui est très commune.

L’euphorbe petit-cyprès développe des tiges fertiles et des tiges stériles. Les tiges fertiles portent les ombelles à leur sommet et jamais sur les rameaux inférieurs.
Pour reconnaître l’euphorbe petit-cyprès :

  • feuilles ressemblant à des aiguilles bruineuses souples de conifères,
  • bractées axillant les cyathes de couleur jaune,
  • ombelle à plus de 5 rayons, toujours située au sommet du rameau.

Commune sur nos terrains calcaires. L. Francini : sa tige carrée est velue, ses feuilles sont typiquement gaufrées et longuement pétiolées à leur base. Les fleurs sont nombreuses, groupées en épis allongé, de couleur violette, parfois assez foncée. La fleur présente un long style fourchu (en langue de serpent).
Sauvages du Poitou : les butineurs utilisent la lèvre inférieure comme plateforme atterrissage avant de s’engouffrer dans la gorge de la corolle pour y chercher le précieux nectar. Mais voilà, des barreaux barrent l’accès au trésor… En forçant le passage, le butineur enclenche une mécanique de contrepoids qui fait pivoter les étamines vers le bas, jusqu’à ce que leur anthère touche le dos de l’insecte pour y déposer le pollen. Les épaules ainsi saupoudrées, le butineur s’envole vers d’autres fleurs où son dos caressera le style recourbé d’un pistil à maturité (la fameuse «langue de serpent»). La boucle est bouclée!

  • Sarcophaga carnaria, mouche grise de la viande. Diptère. Ils n’ont qu’une paire d’ailes.

Ce couple a choisi de se reproduire sur une Orchidée… Après l’accouplement , les femelles pondent 100 à 150 œufs, souvent dans des cadavres ou sur les excréments des animaux.
Mouche utilisée en médecine légale pour estimer la date du décès d’un cadavre.
Son nom de genre, comme le mot « sarcophage » vient du grec : sarcos = chair et phagein = dévorer.

  • Leucanthemum vulgare, Marguerite commune. Astéracée :

Tige érigée, ridée, feuilles basales pétiolées et caulinaires engainantes crénelées. Rencontrée dans la prairies de fauche calcaire de la teppe.
Feuilles inférieures obovales ou spatulées, longuement pétiolées, caulinaires oblongues, sessiles irrégulièrement dentées (photo 2). Involucre à folioles bordées de brun (photo 3).
La racine était consommée crue en salade au XVIIe siècle en Espagne. Les jeunes pousses et les feuilles fraîches, au goût légèrement poivré et peu sucré, se consomment crues en salade ou cuites en légume.
Le bouton floral se consomme cru ou comme des câpres.
Dans cette famille, l’inflorescence est composée de nombreux fleurons simulant une grande fleur : pissenlit, centaurée, achillée, laitue, chardon, doronic, crépis, etc.
Chez cette espèce : Fleurons externes ligulés avec un pétale unique issu de la fusion de la corolle, de couleur blanche. Fleurons internes tubulés à 5 pétales jaunes soudés. Phase mâle avant la phase femelle.

  • Jacinthe sp. :
Jean claude et la jacinthe
  • Quercus pubescens, Chène pubescent, Fagacée.

Avant la sortie de la prairie et l’entrée dans le bois, nous observons à nouveau les différentes couleurs d’Anacamptis morio sur une même zone :



Nous entrons dans le bois Rey pour le chemin du retour :

  • Sanicula europaea, Sanicle d’Europe, Apiacée des sous-bois :

Elle doit son surnom d’herbe de Saint-Laurent à ses propriétés cicatrisantes en mémoire du martyr brûlé sur un gril par les Romains au IIIe siècle. Cette réputation au Moyen Âge lui vaut le distique :
« Qui a la bugle et la sanicle, fait au chirurgien la nique ».
Observez ses feuilles arrondies, luisantes et découpées en 5 à 7 segments, elles sont caractéristiques.
Bientôt ses petites fleurs blanches ou rosées vont s’ouvrir. Nous sommes en tout début de floraison.

  • Pulmonaria montana, Pulmonaire des montagnes, Borraginacée :

Famille comprenant la Bourrache, la Grande consoude, le Myosotis, la Phacélie, la Vipérine, …
Une des pulmonaires à feuilles non tachetées. Les feuilles basales sont longues et lancéolées rétrécies en un pétiole, les caulinaires engainant à moitié la tige. Clé de détermination des pulmonaires.
LUPA : P. montana : plante pourvue de poils étalés et glanduleux, tige arrondie, feuilles caulinaires à base cordée, feuilles basilaires d’été ovales elliptiques, à limbe progressivement rétréci en pétiole, feuilles non maculées, fleurs rouges devenant bleues (on parle de fleurs versicolores) en têtes denses.
P. obscura : plante munie de poils rudes au toucher, tige anguleuse, feuilles basilaires d’été ovales, à base cordée, brusquement rétrécies en pétiole, non maculées ou présentant parfois au printemps des tâches vert clair mal délimitées, fleurs pourpre terne devenant violet sale. Lien.

  • Carex flacca, la Laîche glauque, Cypéracée :
Carex flacca à différents stades de maturité.

Ce carex doit son nom d’espèce à la couleur glauque (vert bleuté) de son feuillage et de sa tige. Ses épis mâles sont au nombre de 2 ou 3, ses épis femelles peuvent être au maximum 5. La plupart des tiges ont deux épis mâles accollés à leur sommet. Les épis femelles sont situés en dessous, par deux à 5, et peuvent être à pétiole court et droit, ou à plus long pétiole et courbés. La tige est de section triangulaire.
Les épis femelles à maturité pendent sur le côté de la tige. Ils portent des fruits arrondis à bec très court, de couleur jaune-vert à noir-violacé, surmonté d’une écaille brun-violacé.

Hieracium maculatum, Epervière tachetée, Astéracée.


Très abondante sur le talus dans le bois. Les fleurs sont encore en boutons, mais les feuilles suffisent à la reconnaître.

  • Veronica chamaedris, Véronique petit-chêne, Plantaginacée :

Plutôt rampante à tiges fines rougeâtres et velues. Feuilles également velues, opposées, ovales et dentées, sessiles ou à très court pétiole. Doit son nom d’espèce à ses feuilles sinuées à la façon de celles du chêne. Ses petites fleurs bleu vif à gorge blanche ainsi que ses deux étamines sont facilement reconnaissables. La tige possède 2 lignes de poils opposées (photo). Pour aller plus loin : Jessica.

Orchis anthropophora, homme-pendu, Orchidée.

L’ancien nom de genre (Aceras) signifie que la fleur est dépourvue d’éperon.
Son nom provient de la forme de la fleur qui évoque un petit bonhomme pendu, les membres étant formés par les lobes du labelle et la tête par la connivence des 3 sépales et des 2 pétales supérieurs.

  • Heracleum sphondylium, la grande Berce, Apiacée :
Feuille de grande Berce dans le fossé en bordure du chemin.

Son nom est dédié au héros Hercule, par allusion à son port robuste.
Entièrement comestible, elle est aussi photosensibilisante et peut causer des brûlures de la peau!
Récoltée au printemps, la plante est particulièrement aromatique. Non développées, ses infloresences se mangent crues ou cuites avec alors une saveur sucrée évoquant la noix de coco et/ou des agrumes, mais la fleur épanouie n’est généralement pas mangée, car elle a une odeur d’urine de chien…
Jean-Claude rapelle qu’Il ne faut pas la confondre avec la Berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum), une espèce exotique envahissante nettement plus grande, également connue elle aussi pour causer de fortes brûlures par photosensibilisation et qui peut atteindre 4 m de hauteur.

  • Notre dernière observation : un grand Bombyle :
J’ai pu cueillir la le Galium molugo sur lequel il (ou elle) était posé(e) pour le montrer au groupe sans qu’il ne s’envole …

Le grand bombyle est une mouche (diptère*). Sa trompe lui permet d’aspirer le nectar des fleurs sur lesquelles il s’agrippe à l’aide de ses longues pattes. Comme le colibri, le Moro-sphinx ou les syrphes (voir le n°6), le grand bombyle est un spécialiste du vol stationnaire.
Il mesure environ 1 cm et présente un corps très velu aux tons roux, de longues pattes, des ailes au bord antérieur noir et une très longue trompe noire et rigide, égalant presque la longueur de son corps.
La position des yeux permet de sexer facilement les individus : les yeux sont contigus chez les mâles et écartés chez les femelles. Ici nous sommes en, présence d’un individu … ?
La femelle du grand bombyle est un parasitoïde : elle pond ses œufs en volant à proximité des entrées des galeries souterraines des nids de certaines abeilles sauvages et guêpes. Après éclosion, les larves se dirigent dans le nid de leurs hôtes pour se nourrir de leurs larves.
*Les diptères ne possèdent qu’une seule paire d’ailes fonctionnelles, la seconde étant transformée en deux moignons appelés balanciers. Chez les Bombyles, ces balanciers sont cachés par leur grande pilosité!

Auteur/autrice

  • Pierre-Yves Raba

    Passionné par la nature et ses richesses, j'aime découvrir, photographier, apprendre et partager mes connaissances. N.B. : Je suis ouvert à vos remarques pour améliorer le site, merci de les laisser sur le site. Si vous cherchez si j'ai posté des informations sur une espèce, tapez son nom dans la fenêtre RECHERCHER en bas d'un article. Comme d'autres, nous avons l'intime conviction que les connaissances, qu'elles soient le fait d'amateurs ou de scientifiques de renom, doivent être mises à la disposition de chacun, pour former une bourse du savoir gratuite et sans prétention.

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