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Sortie du mercredi 17 Avril : Partie 1, au bord de la route de la sablière.

Sortie du mercredi 17 Avril : Partie 1, au bord de la route de la sablière.

Plantes vues dans le chemin menant à la prairie :

Alliaria petiolata, l’Alliaire officinale, ex Crucifère, Brassicacée :
Les feuilles sont cordiformes, dentées, à odeur d’ail lorsqu’elles sont froissées, les fleurs sont blanches et en forme de croix. Les fruits sont des siliques érigées.

Geranium robertianum, Géranium Herbe à Robert, Géraniacée :

Cornus sanguinea, le Cornouiller sanguin, Cornacée :

Les jeunes rameaux exposés au sud sont rougis en réaction protectrice contre les U.V. La face opposée est verte. De même, son feuillage et tous ses rameaux se parent de rouge à l’automne.
Le bois, dur comme de la corne, était très apprécié pour la confection de manches d’outils et pour le tournage et les jeunes branches, très souples, ont été utilisées en vannerie.
Comparaison avec Cornnus mas par Notes de terrain.

Ajuga reptans, La bugle rampante, Lamiacée :
La photo est faite de façon à montrer les longs stolons feuillés émis par la base de la plante.

Viola riviniana, Violette de Rivin ou Violette de Rivinius, Violacée :

A ne pas confondre avec la violette des bois, Viola reichenbachiana qui possède un éperon généralement plus foncé et non formant 2 doigts collés comme sur la photo 3. Comparaison Flore Alpes.

Dioscorea communis anciennement nommé Tamus communis, le Tamier commun, Dioscoréacée :
Liane qui pousse naturellement dans nos forêts, bords de route et haies, où ses tiges volubiles s’enroulent autour des troncs d’arbres. Appelée aussi herbe aux femmes battues car elle aurait été utilisée pour faire disparaître les ecchymoses, ce qui est mis en doute par Notes de terrain.
C’est une vivace rhizomateuse, qui préfère les sols calcaires et la mi-ombre. Attention à ne pas le confondre avec la Bryone dioïque (Bryonnia dioica) ou la Salsepareille (Smilax aspera).
Pour aller plus loin avec Jessica.
N.B. : Nommé en hommage au grand botaniste et pharmacologue grec Dioscoride.

Lonicera xylosteum, Chèvrefeuille des haies, Caprifoliacée :
Arbrisseau que l’on rencontre en forêts de feuillus, dans les fourrés et les taillis, ce chèvrefeuille très buissonnant porte un feuillage fourni et duveteux, fleurs blanches à jaune pâle en fin de printemps qui produisent de petits fruits rouges soudés à la base, appréciés des oiseaux. Contrairement au camérisier noir, il produit des baies rouges. Appelé aussi Camérisier à balais, cet arbuste était autrefois utilisé pour confectionner les balais des cours de fermes.
N.B. : A ne pas confondre avec le Camérisier noir, le Camérisier des Alpes ou le Chèvrefeuille des bois.

Viburnum lantana, la Viorne lantane ou Viorne mancienne. Adoxacée :
Très décorative par ses fleurs blanches et ses fruits rouges puis noirs lorsqu’ils sont mûrs, elle dégage cependant une odeur désagréable d’excrément.

Photos de droite Wikipédia Georg Buzine montrant que les fruits du corymbe ne sont pas tous mûrs en même temps.

Vicia sepium, la Vesce des haies, Fabacée :
Caractérisée par ses petites gousses et ses fleurs dont la couleur va du bleu au rose, groupées par 1 à 5 en haut d’un pédoncule assez grand et ses calices à dents particulières. Pour aller plus loin, avec Jessica.
Nous en avons profité pour rappeler les différences entre Vesces et Gesses.

Crataegus laevigata, l’Aubépine à deux styles, Rosacée :
Arbuste de 2 à 10m, parfois confondu avec Crataegus monogyna (aubépine à un style) qui a des feuilles plus larges, luisantes nettement et profondément lobées (3, 5 ou 7 lobes dentés) non nettement en coin à la base. Sa fleur contient un style, et non 2 (Photo ci dessous) en conséquences son fruit ne renferme qu’un seul noyau en non 2.

Comparaison des fleurs de laevigata à gauche et de monogyna à droite prises en 2023 dans :
Observations « végétales » de la sortie prairies humides en bord de Seille. 30 avril 23.

Equisetum arvense, la prêle des champs Equisetacée :
Les prêles sont des végétaux au port particulier très différent des plantes habituelles.
On les reconnaît aux petits « rameaux » qui rayonnent à partir d’un même point sur la tige : les verticilles.
Elles appartiennent au groupe des ptéridophytes au même titre que les fougères. Elles sont sans fleurs ni graines. Le cycle de vie des ptéridophytes fonctionne en deux étapes : une étape sexuée (tiges fertiles) et une autre asexuée (tiges stériles). Il existe seulement 9 espèces de prêles en France. Elles s’identifient en regardant de près les gaines et la base des rameaux.
« Les fougères et plantes alliées de France et d’Europe occidentale » de Rémy Prelli, édition Belin, 2001.
La prêle des champs présente deux types de tiges : fertiles et stériles ce qui permet de la différencier de la Prêle des marais (Equisetum palustre). Ses tiges ont 6-8 sillons profonds. Verticiles simples ou peu rameux, longs, grêles, pleins, à 4 angles aigus.

Photo de tige stérile (cholorophylienne)

Galium aparine, le gaillet gratteron, Rubiacée :
Herbacée annuelle de 20 cm à 1 m, le Gaillet accrochant, est une plante ascendante à tiges hérissées, et peu ramifiées. Il s’accroche à tous les supports possibles grâce à ses poils crochus. Les racines sont grêles, ce qui facilite son décrochage et donc sa dispersion par les animaux. Les feuilles linéaires et oblancéolées, sont disposées en verticilles par 6 à 8. 
C’est une plante dont les jeunes pointes encore tendres sont comestible (salades; soupes,…).

Nous quittons le chemin pour entrer dans la pelouse aux Orchidées :

Poterium sanguisorba – ex Sanguisorba minor, la petite pimprenelle :
Ses fleurs sont très originales : elle se disposent en une tête toute ronde et il n’y a pas de pétales. 
Sur la photo de droite, j’ai placé à droite une fleur au stade femelle : les femelles, placées en haut de l’inflorescence sont les premières à fleurir, on voit leurs stigmates en forme d’élégantes étoiles d’un rouge éclatant en baleines de parapluie, en dessous on peut voir les fleurs mâles prêtes à sortir leurs étamines.
A sa gauche, on voit une fleur au stade mâle avec ses étamines aux longues anthères pendantes, au dessus d’elles, les fleurs femelles commencent à s’affairer à la fabrication des fruits. 
Ses feuilles ont un côté vert tendre (face supérieure) et un côté argenté (face inférieure).
Si les folioles (une dizaine de paires) sont opposées dans la partie haute de la feuille, elles sont décalées dans la partie inférieure.

Saxifraga granulata, la Saxifrage granulée, Saxifragacée :
Sur la photo de gauche on voit la fleur et ses sépales velus.
L’insecte est une mouche du genre Bombyle, c’est un mâle car les yeux sont jointifs.
Voir texte à la toute fin : Sortie du mercredi 17 Avril : Partie 2 où nous en avons vu une autre espèce.
Sur la photo de droite, la partie basse de la plante avec ses feuilles basales pétiolées assez épaisses et en rosette, à dents arrondies et par les poils gluants qui couvrent sa tige.

Tragopogon pratensis, le Salsifis des prés, Astéracée :

Lotus corniculatus, le lotier corniculé, Fabacée :
Corniculé fait allusion aux gousses de la plante qui ressemblent à de petites cornes. Pas se stolons.
La tige est pleine et le nombre de fleurs par inflorescence est de 6 maximum par ombelle. C. peducunlatus (Lotier des marais) a des stolons, sa tige est largement creuse. Ombelle à 5-12 fleurs. Dents du calice étalées avant la floraison. Ce sont les principaux critères permettant de les distinguer.

Luzula campestris, Luzule champêtre, Juncacée :

Avant de quitter cette pelouse, un petit florilège de l’orchidée que nous étions venus voir :

Anacamptis morio subsp. morio, l’orchis bouffon. Orchidacée.
Cactéristiques de l’espèce : les sépales et pétales sont ornés de fortes nervures vertes et réunis en casque, le lobe médian du labelle qui est aussi long que les latéraux (à la différence d’Anacamptis picta).
Comme on peut le voir sur ces différentes photos prises au même endroit, elle est très polymorphe et de couleur très variable. Certaines formes sont blanches, d’autres biocolores, d’autres roses ou violette laissant penser de loin à Orchis mascula. De plus elle s’hybride ….
Comparaison, avec Anacamptis morio subsp. picta par FloreAlpes.

En bordure de route nous trouvons :

Galium cruciata ou Cruciata laevipes, le Gaillet croisette, Rubiacée :
Forme souvent d’importantes colonies dont les fleurs jaunes dégagent une odeur de miel au printemps. Tiges simples, hérissées de longs poils étalés, feuilles verticillées par 4, ovales, trinervées en dessous,  velues. Ses racines, comme chez la garance (Rubia tinctorum), étaient autrefois employées pour teindre la laine en rouge.

Valeriana officinalis, la Valériane officinale, Caprifoliacée (anciennement Valérianacée).
Ici , en avril, nous ne voyons que les feuilles. La tige, fera de 40 centimètres à 2 mètres, elle est cylindrique, creuse, cannelée, pubescente aux nœuds, ramifiée au sommet.

 Valerianella locusta, la Mâche commune, Valérianacée  : N.B. : La famille des Valérianacées et des Dipsacacées (les cardères) ont aujourd’hui rejoint la famille des Caprifoliacées (le chèvrefeuille).
N.B. : Les chèvres aiment beaucoup le feuillage du chèvrefeuille, d’où l’origine du nom, [du latin caprifolium, « feuille de chèvre »].
Pour aller plus loin concernant la mâche : notes de terrain.

Lamium galeobdolon, Lamier jaune, Lamiacée :
Lamia est une ogresse dans la mythologie grecque, laimos signifiant « gorge, gosier », car la corolle des lamiers évoque une gueule ouverte.
L’épithète galeobdolon est construite sur le grec galê, « belette, putois », et bdolos, « puanteur », en référence aux feuilles qui dégagent une odeur désagréable lorsqu’on les froisse.
Les fleurs sont jaunes, grandes, en verticilles écartés, la lèvre supérieure est pubescente sur le dos.
Pour aller plus loin : Sauvagesdupoitou + Notesdeterrain.

Et pour en terminer sur ce premier site et avant de partir vers notre site n°2 :

Arum maculatum, Arum tacheté, Gouet tacheté, Aracée :
A l’intérieur de la spathe, le spadice est maron (s’il était blanc, ce serait Arum italicum, l’Arum d’Italie ou Gouet d’Italie).
A sa base, un verticile de poils dirigés vers le bas (au dessus de la cassure causée par la manipulation).
L’autre morceau porte en haut les fleurs mâles (marron) et en dessous les fleurs femelles (jaune pâle). Mais à quoi est destinée cette architecture unique ? C’est parce que l’Arum a développé une relation très particulière avec les moucherons. Pour savoir la suite, voir Notes de terrain...

Voici un schéma légendé pour vous aider :

Schéma d’une coupe longitudinale d’arum tacheté

Auteur/autrice

  • Pierre-Yves Raba

    Passionné par la nature et ses richesses, j'aime découvrir, photographier, apprendre et partager mes connaissances. N.B. : Je suis ouvert à vos remarques pour améliorer le site, merci de les laisser sur le site. Si vous cherchez si j'ai posté des informations sur une espèce, tapez son nom dans la fenêtre RECHERCHER en bas d'un article. Comme d'autres, nous avons l'intime conviction que les connaissances, qu'elles soient le fait d'amateurs ou de scientifiques de renom, doivent être mises à la disposition de chacun, pour former une bourse du savoir gratuite et sans prétention.

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