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Sortie Solutré du jeudi 13 juillet.

Sortie Solutré du jeudi 13 juillet.

Liste des plantes observées avec Mireille Maringues et Claudette, classées par ordre alphabétique :

Acer campestre, l’érable champêtre, Aceracée.

Arbre pouvant atteindre 10 mètres, à écorce gris pâle, fissurée, à petites feuilles caduques simples à plusieurs lobes arrondis, à fleurs verdâtres apparaissant avant les feuilles. Sa durée de vie peut atteindre 150 ans. Les fruits sont des samares doubles (disamares) à ailes horizontales (photo).

Rappel : Les rameaux des jeunes arbres présentent souvent une écorce liégeuse particulièrement côtelée, isolante, cannelée et apte à faire des perchoirs pour les gallinacées pondeuses d’où le nom populaire de bois de poules.

Agrimonia eupatoria, l’Aigremoine eupatoire :
N.B. : Les Rosacées fournissent l’essentiel des fruits consommés par l’homme en zone tempérée.
La tige est velue, rougeâtre, non ramifiée et porte une rosette basale de feuilles composées de 3-6 paires de folioles principales entre lesquelles s’intercalent des paires de folioles plus petites.
La tige était utilisée pour ses propriétés tinctoriales (teinture jaune d’assez bonne qualité).
Les fruits sont des akènes, marqués de sillons. Ils possèdent des poils crochus à leur sommet et se détachent facilement, ce qui facilite leur dissémination par les animaux ou les êtres humains.

Photos Flore en ligne de Piere GOUJON.

Si votre esprit curieux s’intéresse à l’origine de son nom d’espèce, rendez-vous sur les sauvagesdupoitou !

Amelanchier ovalis, l’Amélanchier à feuilles ovales, Rosacée :

Arbrisseau et non arbuste, car il se ramifie dès la base, il prend une forme buissonnante alors qu’un arbuste ressemble à un arbre en petit (moins de 7m). Rosacée.

Ses feuilles caduques sont ovales-arrondies (ovalis), et le revers blanc-duveteux. Elles sont finement dentées.

Ses fleurs blanches sont très abondantes et mellifères avec 5 pétales d’aspect froissé très espacés et en étoile.
Floraison : d’Avril à Mai.

Ses fruits sont globuleux, de couleur noire à bleue. Rouges au début, ils deviennent noir bleuté comme des myrtilles.
Ce sont des piridions qui ressemblent à des baies. Appelés amélanches (nom féminin), ils sont sucrés et comestibles et peuvent se consommer frais ou séchés, en confiture ou dans des gâteaux.

Seul de son genre à pousser sur sol clacaire, les autres sont plutôt acidophiles.

Anethum graveolens, l’Aneth, Apiacée :
Graveolens, composé de « grave » (lourd, fort) et « olens » (odeur) signifie en latin « d’odeur forte ».
Il est cultivé comme plante condimentaire pour ses feuilles et ses graines très aromatiques.

Anethum graveolens 1
Anethum graveolens 2

Artemisia vulgaris, l’Armoise citronnelle, Apiacée :

Les fleurs jaunâtres ou pourprées exhalent une odeur forte (voire désagréable pour certains). La floraison a lieu de juillet à octobre. Les feuilles froissées dégagent une odeur similaire à celle de l’absinthe.
Elle se distingue de l’ambroisie à feuilles d’armoise (Ambrosia artemisiifolia L.) au pollen très allergène et par ses feuilles beaucoup plus découpées et blanchâtres en dessous. (photo)

Anthericum ramosum, la Phalangère ramifiée,

Liliacée/Asparagacée :

Les fleurs sont blanches, à 6 tépales.

Elle ressemble beaucoup à la phalangère à fleurs de lis. Elle s’en distingue par des fleurs plus petites, plus nombreuses et surtout portées par des rameaux ramifiés.

Comparaison FloreAples :

La phalangère est une des rares Asparagacées à ne pas posséder de bulbe mais un tubercule. Ses fleurs sont blanches avec des étamines jaunes. Ses feuilles sont étroites. Elle affectionne les pelouses sèches et rocailleuses bénéficiant d’une bonne exposition au soleil.

Floraison juillet-août, après la Phalangère à fleur de lys qui est de mai à juillet.

Affectionne les coteaux calcaires de Solutré, mais vue aussi sur les sols acides de Roche noire ….

Anthyllis vulneraria, l’Anthillide vulnéraire, Fabacée.

Asperula cynanchica, l’Herbe à l’esquinancie, Rubiacée :
Esquinancie était le terme employé jusqu’à la première moitié du XXe siècle pour qualifier l’angine.
Tiges nombreuses, grêles, couchées-diffuses, quadrangulaires, lisses, rameuses. Fleurs blanches ou rosées.

Asperula cynanchica, par LUPA.

Ballota nigra, Balotte noire ou Marrube noire, Lamiacée :
Ses fleurs possèdent 5 lobes égaux, bien développés, ce qui la différencie des lamiers qui possèdent des lobes latéraux atrophiés. Calice velu, élargi à la gorge, à 5 dents égales étalées.
Tiges, feuilles et calices sont souvent violacés. N.B. : Odeur fétide pour la subsp. foetida.
Fleurs lilas (subsp. nigra) ou rouge violacé (subsp. foetida). Calice à dents triangulaires égales, atténuées en une arête longue (subsp. nigra) ou courte (subsp. foetida)

Bryonia dioica, Cucurbitacée. L’espèce est grimpante par ses vrilles qui sont des feuilles transformées et opposées aux feuilles « vraies ». Au XIIe siècle, Hildegarde de Bingen indique : « Pour se garantir de l’ivresse, boire du jus de bryone avec autant de vinaigre, ainsi toute la semaine on ne sera point ivre ».
N.B. : Plante vénéneuse par ses baies et sa racine ! (Appelée également navet du diable). (obs semaine 22)

Bryonia dioica : fleur mâle à gauche possèdant 5 étamines, femelles à droite, possèdant 3 styles et un ovaire infère.
Plants femelles avec fruits à différents stades de maturité.

Bupleurum falcatum, le Buplèvre en faux, Apiacée.
Il est très utilisé en médecine Kampo.

Tige ramifiée, flexueuse, à rameaux étalés. Photo 1.
Feuilles basales ovales ou elliptiques, entières, longuement pétiolées, les sup. linéaires à lancéolées, sessiles, souvent arquées (en faux).

Une des rares Apiaceae de couleur jaune (avec le panais et l’aneth, tous vus lors de cette sortie)

Buxus sempervirens, le buis, Buxacée :
A nouveau attaqué localement par la pyrale : des buissons ravagés à côté d’autres peu ou pas atteints.

Nous avons rencontré 3 espèces de campanules :
Campanula rotondifolia, Campanule à feuilles rondes, Campanulacée :
Sa tige est grêle et rarement droite, elle peut s’enrouler autour d’autres plantes poussant à proximité.
Le nom de cette campanule peut paraître étrange, car les feuilles caulinaires, les plus visibles, sont fines et étroites. Ce sont les feuilles basales, rondes, qui lui donne son nom d’espèce. Le problème, c’est qu’elles fanent souvent au moment de la floraison.

De gauche à droite : la souche et une feuille « ronde », dificile à voir, les feuilles caulinaires fines, la hampe florale.

Pour aller plus loin sur cette campanule par Jessica Joachim :


Campanula glomerata, la Campanule aglomérée, Campanulacée.
Cette espèce est caractérisée par ses fleurs mauves groupées en un glomérule terminal.
D’autres glomérules plus petits sont situés à l’aisselle des feuilles supérieures. La tige est robuste et anguleuse. Les feuilles basales sont en coeur allongé, longuement pétiolées et grandes (Photo 1), les caulinaires sont petites étroites et sessiles (Photo 3).

Campanula persicifolia , Campanule à feuilles de pêcher, Campanulacée : LIEN.
Se reconnaît à sa taille 0,40 à 0,80 m. et ses feuilles caulinaires alternes espacées, longues et étroites, à bord faiblement denté et au sommet pointu, leurs deux faces sont glabres :

Carpinus betulus, le Charme commun ou charmille, Bétulacée : (Voir sortie antenne de Cenves)
Facilement reconnaissable par :
-son tronc cannelé, comme formé de muscles, longs et légèrement sinueux. 
-ses feuilles bidentées et à nervures parallèles en V
-ses fruits regroupés en grappes de samares pendantes.

2 akènes côtelé de 0,6 cm, muni chacun d’une large bractée foliacée trilobée caractéristique.
Feuilles de charme et samarres au printemps.

Centaurea jacea, la Centaurée jacée, Astéracée :
N.B. : Si l’on coupe sa tige après sa première floraison, elle peut refleurir en automne !
Les fleurs sont comestibles et peuvent décorer les plats.
Sa racine était autrefois épluchée et lavée pour être léchée ou sucée fraîche comme un bâton de réglisse.

L’identification correcte des centaurées passe par l’analyse de la forme des bractées de l’involucre.
Celles de cette centaurée possèdent un appendice distinct, aux bords découpés en lanières :

Lien : http://flore-en-ligne.fr/herbier/Centauree_jacee.html

Centaurea scabiosa, la Centaurée scabieuse, Astéracée :
C’est une plante assez grande, aux tiges érigées, ramifiées aux extrémités, aux feuilles basales pétiolées entières, aux supérieures pennatilobées, aux capitules pourpres entourés de bractées vertes à bordure poilue noire en fer à cheval. Il existe des formes blanches (forme albiflore).
Comparaison de sous espèces par FloreAlpes.

Centaurea scabiosa par Wikipédia.

Centranthus ruber, la Centranthe rouge, Lilas d’Espagne, Valériane rouge, Caprifoliacée ex Valérianacée.
Les feuilles opposées, glabres, glauques sont entières ou finement dentées, charnues. Elles présentent une hétérophyllie marquée.

A gauche, elle pousse dans le bitume, au centre fleur isolée, à droite variété « albinos »

Cirsium arvense, le Cirse des champs, Astéracée :

Il forme des colonies denses à tiges stériles plus courtes (10 à 30cm), que les fertiles. Les tiges ne sont pas ailées, et sont feuillées jusqu’à l’inflorescence pour les tiges fertiles. On le reconnaît entre autres à ses capitules lilas dont les fleurons (fleurs tubulées) s’épanouissent largement et à son capitule en outre et ses bractées terminées par une pointe brune recourbée vers l’extérieur :

Capitule de Circe des champs

Clematis vitalba, la clématite vigne blanche en fruits, Renonculacée.

2 Clinopodes
 “Clinopodium” vient du grec “κλίνη, klínê” qui signifie “lit” et “ποδός, podós” qui signifie “pied”, car les verticilles des fleurs ont été comparés aux pieds tournés et arrondis de certains lits anciens. Labiées.

Clinopodium acinos, Calament des champs, Sariette acinos :
Feuilles opposées ovales courtement pédonculées ; inflorescence en glomérules axillaires, bractées courtes ; calice à dents ciliées, bossu à la base, fleurs bilabiées bleu-violacé, lèvre inférieure trilobée. 
N.B. : FloreAlpes : Il se différencie du Calament des Alpes par la plus petite taille de ses fleurs

Observez les nervures au dessous des feuilles et la bosse à la base du calice.

Clinopodium vulgare, Clinopode commun, Sarriette commune, Grand basilic, Pied-de-lit :
N.B. : Certains plants ne présentent que des fleurs femelles et d’autres que des fleurs hermaphrodites.

Les caractéristiques de ce clinopode par jessica Joachim.com

Cornus sanguinea, le cornouiller sanguin, vu à de nombreuses sorties, ici en fruits. Cornacée.

3 Coronilles :

Hippocrepis emerus, Hippocrépide faux baguenaudier, Séné batard, (ex Coronilla emerus); Fabacée.
Folioles obovales, la terminale un peu plus grande. Fruit : gousses pendantes de 5-10 cm, droites.
N.B. : Plante protégée en Bourgogne, abondante sur les pentes de Solutré. Lien

Fiche réalisée en été.

Coronilla minima, Coronille naine : (Vue à la sortrie du 14 juin); Fabacée.

Feuille de Coronilla minima.

Coronilla varia, Securigera varia, Coronille bigarrée ou Coronille changeante; Fabacée.

Fleurs et fruits.

Corylus avellana, Noisetier (voir sortie Digoine); Bétulacée.

2 Crataegus (vus en fleurs à la sortie prairies humides); Rosacées.
Crataegus laevigata et Crataegus monogyna, comparaison des feuilles :

Laevigata a les feuilles plus grandes, moins découpées et vert plus foncé ….

2 oeillets, Caryophyllacées :
Diantus carthusianorum, Oeillet des chartreux.
Diantus saxicola = Dianthus caryophyllus subsp. sylvestris, Oeillet des bois.

Si les fleurs de D. Saxicola sont roses, chez D. carthusianorum elles sont fushia, d’autre part, D. saxicola porte une fleur souvent unique alors que carthusianorum toujuours un « bouquet » fourni de fleurs à différents stades d’évolution. D. Saxicola affectionne les prairies et les lieux rocheux. Il est à l’origine de différentes variétés d’œillets cultivées.

N.B. : Dianthus armeria avec ses fleurs réunies en panicules, ses pédicelles courts et ses bractées velues se rencontrent dans la région. Ses pétales étroits sont d’une grande beauté : roses tachés de blanc. 

Dipsacus fullonum ou Dipsacus sylvestris, la Cardère sauvage, Dipsacaceae/Caprifoliaceae, aussi appelée Cabaret des oiseaux. Autrefois utilisée pour le cardage de la laine, est à distinguer de la Cardère à foulon ou Chardon à Bonnetier (Dipsacus sativus) espèce à inflorescence plus longue et piquants plus courts domestiquée et utilisée pour le lainage de la laine.

2 vergerettes :
Erigeron annus, la vergerette annuelle; Asteraceae : N.B. : Le genre regroupe près de 200 espèces.
Cet érigeron possède de nombreux capitules de 1 à 2 cm en corymbe lâche. Chacun est formé de fleurs blanches périphériques longuement ligulées, sur plusieurs rangs. Au centre du capitule se trouvent des  fleurs tubulées jaunes. Les bractées sont lancéolées, velues, très aigües et scarieuses sur les bords.

N.B. : Il existe trois sous espèces : Les différencesont la forme des feuilles et la pilosité de la plante, Erigeron annuus ssp septentrionalis est moins velu, et strigosus très velu…

Erigeron canadensis, Vergerette du Canada : Peut apparaitre sur des graviers ou sortir du bitume grâce à une toute petite fissure et de la terre  disponible. Elle ne brille pas par la beauté de ses fleurs mais est une plante médicinale de premier ordre. Pour aller plus loin …

2 Frênes. Oléacées.
N.B. : il esiste une soixantaine d’espèces caractérisées par des feuilles composées pennées, elles sont reconnaissables à leurs grappes de samares simples surnommées localement « langues d’oiseau ».

Fraxinus exelsior, Frêne élevé :
Les bourgeons sont de forme pyramidale, glabres et d’un noir velouté.
Les pieds sont soit mâles, soit femelles soit hermaphrodites.
Les fleurs sont dépourvues de périanthe, de couleur violacée (femelles) à noirâtre (mâles). Les fleurs hermaphrodites comportent deux étamines et un carpelle à stigmate bifide. Chez les individus mâles l’ovaire est avorté, tandis que chez les individus femelles les étamines sont avortées.

Fraxinus ornus, Frêne à fleurs :
Les bourgeons sont de forme pyramidale, glabres et d’un gris velouté.
Sa floraison blanche odorante qui apparaît en même temps que les feuilles lui confère une beauté remarquable au printemps.

Fraxinus ornus en fruits.

Fumana procumbens, Fumana à tiges prostrées, Cystacée.
Elle affectionne les sols plutôt secs, calcaires et rocailleux, les pelouses sèches.
Très ligneuse à la base, étalée-diffuse, à rameaux couchés, munis de petits poils blancs non glanduleux.

Photo par en dessous, soulignant l’aspect ligneux de la plante.

Pour voir ses fleurs jaunes et aller plus loin …

Galium album, le Gaillet blanc, Rubiacée.
Proche morphologiquement du Gaillet mollugine qui se reconnaît à ses feuilles étroites et un peu coriaces ne comportant qu’une unique nervure et dont il est maintenant considéré comme une sous-espèce.

Geranium columbinum, Géranium des colombes, Géraniacée :

Ce géranium à fleurs roses, par deux, se distingue de G. dissectum par :
-ses feuilles fortement disséquées en lanières presque jusqu’au pétiole.
-ses fleurs portées au bout d’un long pédoncule qui dépasse largement la feuille correspondante.
-des sépales terminés par unelongue arête.
-ses fruits très particuliers.
Comme les fleurs qui terminent le pédoncule ne sont pas contemporaines, il s’en suit que le pédicelle de l’une est dressé, pendant que celui de l’autre est réfracté. Lien.

Photo1: le fruit avant l’ouverture, photo 2 : après l’ouverture, photo 3, par FloreAlpes, montrant l’arête terminant les sépales.

Geranium robertianum, Herbe à Robert, à l’odeur très agréable, vu à de nombreuses sorties. Géraniacée.

2 Hélianthèmes, Cistacées à calice formé de 5 sépales velus, 3 grands et larges et 2 petits et étroits.
N.B. : Helianthemum, du Grec « Helios » (soleil) et « anthos » (fleur), car les fleurs jaunes évoquent le soleil.

Heliantemum numularium, Hélianthème commun :
Fleur souvent tachée d’orangé à la base des pétales. Pelouses calcaires ensoleillées.

Par jessica Joachim

Heliantemum canum, Hélianthème blanc, pour son aspect blanchâtre sur le dessous des feuilles :
Feuilles tomenteuses, surtout en dessous, donnant un aspect grisâtre à son feuillage. La pilosité comporte des poils étoilés. Pétales jaunes, sans tache orange à leur base. Les étamines sont nombreuses et plus longues que le style.  Pelouses calcaires ensoleillées.

Lien JessicaJoachim :

Hieracium maculatum, Epervière maculée, Astéracée :

Hypericum perforatum, Millepertuis perforé, Clusiacées / Hypéricacées.

Knautia arvensis, Scabieuse des champs, Dipsacaceae.

Les feuilles sont simples. Celles de la base sont entières, très allongées, oblongues, pétiolées avec une base en coin. Celles de la tige sont profondément découpées, pétiolées. Lien flore en ligne de Pierre GOUJON.

Flore en ligne de Pierre GOUJON.

3 laitues, Astéracées :
N.B : ce genre comprend plus de 100 espèces, il doit son nom au fait que ses espèces contiennent un latex blanc. (voir sortie Digoine)
Lactuca viminea, virosa et seriola : Photos : Flore en ligne de Pierre GOUJON.

Lactuca seriola 1. Observer la nervure blanchâtre et spinuleuse de la feuille.
Lactuca seriola 2, observez les akènes
Lactuca seriola 3. Observer la nervure blanchâtre et spinuleuse de la feuille.

Lactuca viminea, la laitue des vignes :

Lactuca viminea, laitue des vignes.

Lactuca virosa, la laitue vireuse, elle se différencie de L. seriola par :
-Tige et nervure médiane des feuilles violacées et non blanchâtre et spinuleuse* en dessous
-Feuilles caulinaires non verticales
-Akènes de + de 4mm (sans le bec) et de couleur violet sombre.
*La spinule est une petite épine molle et fine.

Détail de la tige, tige entière, dessous et dessus de la feuille, inflorescence (peut dépasser 2m, comme L. seriola)

Autres laitues vues en sortie :
Lactuca muralis (L.) Gaertn., 1791
Lactuca perennis L., la laitue vivace
Lactuca quercina L., la laitue à feuilles de chêne ou laitue de Chaix

Ligustrum vulgare, le troène, en fruits; Oléacée.

Linaria vulgaris, la Linaire commune, Scrophulariacée ou Plantaginacée.

Lonicera xylosteum, Chèvrefeuille des haies, Camerisier à balais, en fruits, Caprifoliacée :

Malva sylvestrisGrande Mauve, Mauve sylvestre ou Mauve des bois. Malvacée bisannuelle.
Contrairement à Malva neglecta, les fleurs font + de 2,5cm de diamètre et sa pilosité est éparse.
Feuilles inférieures suborbiculaires, supérieures profondément divisées en 5 lobes souvent un peu aigus, d’un beau vert foncé, fréquemment colorées de pourpre à la base. Toutes les feuilles sont crénelées.
Ses feuilles sont grandes et non profondément divisées comme celles de M.moschata ou M.alcea.

2 mélilots, l’un blanc, l’autre jaune :
Melilotus albus, le mélilot blanc, Fabacée bisanuelle fourragère et mellifère.
Feuille composée de 3 folioles ovales dentées.

Melilotus officinalis, le Mélilot officinal ou Mélilot jaune, autrefois Melilotus arvensis.

Melilotus officinalis par LUPA.

Melissa officinalis, la « mélisse citronnelle ». Lamiacée.
A ne pas confondre avec la Citronnelle (Cymbopogon citratus).
Feuilles ovales, gaufrées et dentelées exhalant un parfum doux et citronné quand on les froisse.
Peut être consommée sous forme de tisane pour ses vertus calmantes et relaxantes. Utilisée en cuisine.
N.B. : en bouton, les fleurs sont jaunes pâle.

Les Lamiacées, ont une tige carrée et des fleurs en forme de gueule ouverte (lamia est une «ogresse» dans la mythologie grecque). La Mélisse officinale tire son nom du grec melissa, l’abeille (qui vient de meli, le miel). Elle est mellifère au point que certains apiculteurs la frottent dans leurs ruches pièges pour attirer les essaims en quête de logis. Lien.

2 bugranes. Elles possèdent les fleurs caractéristiques des légumineuses (fabacées).
Ononis signifie qui plaît aux ânes : ils aiment la consommer et apprécient également de s’y gratter le dos grâce à la présence d’épines (spinosa).

Ononis pusilla, la bugranne naine.
N.B. : Nous avons hésité avec la bugrane minuscule, comment les distinguer ?

Ses fleurs sont jaunes, l’ensemble de la plante est couvert d’une pilosité glanduleuse. Ses feuilles (à 3 folioles) perdent rapidement les deux folioles latérales, la terminale est petiolulée (portée par un petit pétiole partant de l’insertion des folioles latérales), ce qui permet la distinction d’avec la Bugrane minuscule dont la foliole terminale n’est pas pétiolulée, cette dernière espèce possède également des sépales beaucoup plus effilés.

Le fruit est une gousse noirâtre de 6 à 8 mm de longueur, pubescente.

Ononis spinosa, la Bugranne épineuse.
Dès le 1er siècle après J.-C., le médecin grec, Discoride, avait repéré les capacités de cette bugrane pour réduire les calculs urinaires afin qu’ils puissent être évacués par la vessie.


Origanum vulgare, la Marjolaine sauvage : Lamiacée.
Parfois confondu avec la Marjolaine (Origanum majorana) ou « origan des jardins », dont il partage plusieurs caractéristiques, notamment ses vertus médicinales et aromatiques. Pour aller plus loin …
L’origan est très apprécié dans les sauces aux tomates et se marie très bien avec le basilic, le thym, etc.


Papaver dubium, le Petit coquelicot ou Coquelicot douteux. Papaveracée.
Comment le distinguer du coquelicot classique, Papaver rhoeas?
4 critères : Il est beaucoup plus petit et souvent de couleur plus claire, de plus, ses quatre pétales ne se chevauchent pas et ses capsules sont bien plus longues que larges. Voir comparaison FloreAlpes.

Pastinaca sativa, subsp. urens, Panais brûlant, Apiacée.
N.B. : On distingue plusieurs sous-espèces : subsp. sativa (Panais cultivé) à tige fortement cannelée et presque glabre, subsp. urens (Panais brûlant) à tige simplement striée et velue, subsp. sylvestris (Panais sauvage) à caractère intermédiaire, tige faiblement cannelée et velue.
La sous-espèce P.sativa subsp. sativa était autrefois très cultivée comme légume et comme plante fourragère. Détrôné par la pomme de terre. Il est de retour suite à l’engouement pour les légumes anciens. Il produit une « carotte » au goût légèrement sucré, noiseté, avec un arôme épicé.
La variété que nous avons trouvée provoque des dermites de contact, qui peuvent être sévères et provoquer chez les sujets sensibles des brûlures du 2e degré. La sève du panais provoque des réactions cutanées, aggravées sous l’action des rayons solaires par photosensibilisation

Plante entière, infloresence, feuille isolée.

N.B. : Les fleurs de ce panais ressemble à s’y méprendre à celle de l’aneth (vu plus haut) mais les feuilles sont très différentes.

Picris hieracioides, la Picride fausse épervière ou Picris fausse épervière :

Par Flore en ligne (Pierre GOUJON)

Picride fausse vipérine, Helminthotheca echioides :

Par Flore en ligne (Pierre GOUJON)

N.B. : J’ai mis ces 2 astéracées ensemble car elles se ressemblent. La Picride fausse vipérine est une herbacée annuelle, ses tiges dressées sont couvertes de poils raides et épais.
Elle se différencient très vite à leurs bractées (à la base du capitule).
Chez la Picride fausse vipérine elles sont de deux formes : les bractées internes étroites, les bractées externes écartées du capitule, vertes et très larges (photo au dessus et au milieu), elles forment une sorte de coupole (ouverte à maturité) à cinq lobes pointus, très caractéristique.
Le capitule est composé de fleurons jaunes et tous ligulés.
Mais aussi à leurs feuilles : celles de la fausse vipérine sont rêches car hérissées de poils raides et épais et portent des « pustules » blanches.
En Angleterre, elle est surnommé Bristly Oxtongue, la «Langue de bœuf hérissée»!

Lien comparant des 2 picrides par les sauvages du poitou.

Picride fausse vipérine encadrée en rouge, Picride fausse épervière encadrée en bleu.

Plantago lanceolata, Plantain lancéolé; Plantaginacée :
De taille et de forme variable. Feuilles en forme de fer de lance (lancéolées) et disposées en rosette basale ; 3 – 5 nervures saillantes presque parallèles marquées. Tige creusée de 5 sillons. (voir sur la photo)

P. Lanceolata, comparaison FloreAlpes avec P. argentea.

Polygonum aviculare, Renouée des oiseaux. Polygonacées.
Les Polygonum (Renouées) tirent leur nom des termes grecs Polys «plusieurs» et Gonu «genoux».
Leur tige solide est parcourue par de nombreux «nœuds». Pour aller plus loin…

Par Sauvages du Poitou

Polypodium vulgare, Polypode commun, fougère, Polypodiacée. Vu à de nombreuses sorties.

Prunus mahaleb, Cerisier de Sainte Lucie, Rosacée. Vu à de nombreuses sorties.

Prunus spinosa, Prunellier, Rosacée. Vu à de nombreuses sorties. Ici en fruits souvent abimés.


Quercus pubescens, le chêne pubescent, Fagacée.

Les 2 résédas, Résédacées :

Reseda luteola, réséda des teinturiers :
Tige de 50 cm à 1 mètre, dressée, robuste, anguleuse.
Feuilles toutes simples, oblongues-lancéolées, entières, les radicales ondulées et en rosette (photo 3)
Fleurs d’un jaune verdâtre, en grappes spiciformes très longues, denses, raides.
Inflorescence étroite, calice à 4 sépales, capsules dressées subsphériques à 3 dents.

Reseda luteola par Wikipédia.

Reseda lutea, le Réséda jaune : Les feuilles, rudes, sont oblongues à la base, alors que les feuilles supérieures, ondulées, à bords gaufrés sont pennipartites. Elles sont profondément découpées et légèrement frisées. Fleurs jaunes, groupées en grappes coniques assez denses. Ses pétales sont en lanières avec des laciniures aux extrémités.
Tige souvent couchée à la base, puis dressée. Striée, elle présente des ponctuations blanchâtres et saillantes.

Rubia peregrinea, La garance voyageuse, Rubiacée.
Grimpante, elle colonise les buissons et peut dépasser 1 m. Tige, carrée, à aiguillons crochus. Ses feuilles persistantes et coriaces sont ovales-lancéolées et possèdent des dents crochues sur la nervure médiane et le bord du limbe. Comme chez la garance des teinturiers, la racine est riche en matières colorantes (rubia veut dire « rouge » en latin).

Saponaria officinalis, la Saponaire officinale ou herbe à savon, Caryophyllacée. :
Cette plante possède des propriétés utilisées en médecine. Ses sommités fleuries et ses rhizomes étaient utilisées comme savon (elle contient de la saponine, une substance qui « mousse » comme du savon).

A la tombée du jour, elle libère un parfum rappelant le clou de girofle, attirant les papillons nocturnes comme le sphinx colibri. Les 5 pétales en étoile possèdent 2 petites dents vers le centre de la corole :

Au Moyen-Orient, on l’utilise en infusion pour préparer des desserts nécessitant une gélification, en particulier une guimauve arabe dite « Natif », et pour la fabrication du fameux Halva (Turkish Halva).

3 Orpins, Crassulacées :
Sedum acre ou Orpin âcre ou Poivre des murailles.
Cet orpin à fleurs jaunes fait partie des sedums utilisés pour végétaliser les toitures.
Sedum album. Orpin blanc. Ses fleurs sont blanches, légèrement roses au centre. Sa tige est rougeâtre et ses feuilles épaisses. C’est avec cette espèce à fleurs blanches et à suc non âcre que l’on prépare un onguent dit « populeum » aux vertus cicatrisantes et adoucissantes.
Petrosedum rupestre, lorpin réfléchi ou Orpin des rochers.
Les fleurs jaunes forment au sommet de la tige une inflorescence réfléchie, avec des rameaux recourbés, avant la floraison. Ses tiges mesurent généralement jusqu’à 10 cm de haut, issus de stolons tentaculaires. Les feuilles sont souvent bleu-gris à gris mais vont du vert clair au jaune, elles sont allongées, cylindriques et pointues.

Ses feuilles sont souvent bleu-gris …

Photo Wikipédia

… et de forme particulière :

Phto INPN

Ses fleurs sont en étoile jaune :

Photo INPN.

N.B. : Ce sedum est sujet à la fasciation (formes cristate) , qui produit de jolies formes ressemblant à des cactus, aux courbes irrégulières. Cependant, il revient facilement, de sorte que toutes les ramifications normales doivent être supprimées rapidement pour conserver la forme cristate.

Seseli montanum, le Séséli des montagne, Apiacée.
Plante glabre et glauque. Feuilles bi-tripennatiséquées, à divisions linéaires et un peu conniventes.
Ombelles à 5-12(-20) rayons, courts, ciliés dans le haut. Bractéoles nombreuses, à bord scarieux, plus courtes que les ombellules.
Voir photos des fruits dans la fenêtre « portrait » du site :

3 Silènes, Caryophyllacées :

-Silene vulgaris, Silène enflé, Silène commun ou Claquet.

Silene latifolia, Compagnon blanc, Lychnis à grosses graines ou Silène à larges feuilles.
Voir sortie Digoine et observations semaine 22.

L’espèce est dioïque : des plants ne portent que des fleurs mâles, d’autres que des fleurs femelles :

Photos wikipédia

Silene Italica, Silkène d’Italie.
Le calice des fleurs est très allongé, finement velu et collant, marqué de nervures bien nettes et incisé de cinq dents arrondies. Ses pétales blancs sont bilobés. Les trois styles et les dix étamines dépassent largement de la corolle. Feuilles inférieures oblongues (photo4). Lien.
N.B. : Abondante sur la roche de Soltutré, elle est considérée vulnérable en Bourgogne.

Photos SFO Section nord.

Sonchus oleraceus, Laiteron maraîcher, Astéracée :
30 à 80 cm. Tige creuse côtelée peu rameuse, lisse ou un peu glanduleuse au sommet ; elle porte des feuilles glabres non piquantes, alternes, elle contient un latex blanc qui s’écoule lorsqu’on la casse.
Les feuilles basales et inférieures sont en rosette, dressées et obliques, de couleur vert clair à vert bleuté. Les feuilles caulinaires (du milieu et du haut de la tige) sont embrassantes, à lobes dentés, le lobe terminal triangulaire est plus grand (Photo).

Plante entière à gauche, capitules au centre et à droite, tige sectionnée (enbas) comparée à une tige sectionnée de lactuca (en haut).

Sorbus Aria, Alisier de Bourgogne en fruits. Rosacée. (voir sortie antenne de Cenves)

Sorbus domestica, Sorbier domestique ou Cormier. Rosacée.
Espèce d’origine méditerranéenne, il vivait à l’origine sur tout le pourtour du bassin. Il fut répandu au temps de l’Empire romain jusque dans le reste de l’Europe.
FloreAlpes : Le Cormier ressemble beaucoup au sorbier des oiseleurs. Mais ses feuilles sont dentées sur les deux tiers supérieurs, contrairement à celles du sorbier qui le sont complètement. Ses grosses grappes de fleurs blanches produisent des fruits ressemblant à de petites poires, les cormes. Ces fruits sont comestibles et peuvent être distillés.

Fleurs par Wikipédia
Feuilles et fruits par Wikipédia

Stachys recta, l’épiaire droite :

  • Sa tige est carrée et velue.
  • Ses fleurs blanches au calice velu et aux pétales à stries pourpres.
  • Etant une Lamiacée, ses fleurs sont groupées à l’aisselle des feuilles en plus de l’épi floral terminal.
  • Ses fruits sont des tétrakènes qui persistent au fond du calice jusqu’à maturité.

3 Teucriums. Le genre des germandrées, regroupe environ 260 espèces de plantes herbacées ou de sous-arbrisseaux de la famille des Lamiacées.
Teucrium botrys, la Germandrée en grappes ou Germandrée botryde.
Principalement caractérisée par ses feuilles découpées en lanières (photo 2 INPN, Y. MARTIN).

Teucrium chamaedris, Germandrée petit chêne, Lamiacée :
Vivace à feuilles opposées, persistantes, un peu coriaces et luisantes, crénelées à lobées.
Pousse en touffes denses dans les éboulis calcaires, pelouses sèches…

Photos le monde de LUPA.

Teucrium montanum, Germandrée des montagnes, Lamiacée.
Petite plante thermophile au port en coussin qui affectionne les sols caillouteux et calcaires.

Feuilles : lancéolées-oblongues, entières, un peu enroulées aux bords , uninervées, coriaces, vertes en dessus, blanches-tomenteuses en dessous :

Photo wikipedia

Torrilis arvensis, le Torilis des champs. (Apiacées = Ombellifères).

Feuilles ( 2 faces , Tige et fruits de Torrilis arvensis.
N.B. : Photos mi juillet.

-Fruits ovoïdes couverts d’aiguillons violacés droits.
-Possède des bractées au niveau de l’ombellule, pas de l’ombelle.
-Les pétales externes des fleurs périphériques de l’ombelle sont plus développés.
-Poils blancs sur les rayons de l’ombelle (Photo 3).
-Feuilles découpées dont le lobe terminal est plus long. Elles ont tendance à devenir violacées (Photo 1).
-Au niveau de l’ombelle : 1 à 2 bractées (courtes) ou absence de bractée.
N.B. : Peut être confondu avec : Le Torilis Faux-Cerfeuil, Torilis japonica.
Voir la flore naturelle des cévennes pour comparaison avec Torilis japonica et Torilis africana.

Verbascum densiflorumMolène à fleurs denses ou Molène faux Bouillon-blancScrofulariacée.
C’est une plante à racine pivotante et à feuillage tomenteux.
FloreAlpes : Grande molène proche de V. phlomoides mais dont les feuilles sont plus progressivement et longuement décurrentes sur les tiges (contre brusquement interrompus pour V. phlomoides). Il semble exister une liaison entre ces deux taxons, rendant la détermination parfois complexe (Hybrides ‘

Sur les pentes de la roche de Solutré, on trouve aussi V. thapsus (le bouillon blanc ou cierge de Notre-Dame) et V. lychinitis (vers le sommet) à fleurs jaunes et à tête ramifiée.

Vincetoxicum hirundinaria, Dompte-venin officinal, Apocynacée (ex Asclépiadacée).
Etymologie.

Photos wikipedia

Pour en savoir plus et découvrir son fruit étonnant ainsi que son point commun avec les Orchidées …

Le piège à insectes du dompte-venin par Notes de terrain.
Son fruit au dessus et ses feuilles en dessous par Notes de terrain.
Feuilles caulinaires opposées décussées, en coeur à la base et pointues à leur extrémité alors que les inférieures sont arrondies.

Auteur/autrice

  • Pierre-Yves Raba

    Passionné par la nature et ses richesses, j'aime découvrir, photographier, apprendre et partager mes connaissances. N.B. : Je suis ouvert à vos remarques pour améliorer le site, merci de les laisser sur le site. Si vous cherchez si j'ai posté des informations sur une espèce, tapez son nom dans la fenêtre RECHERCHER en bas d'un article.

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