Semaine 32 en Saône et Loire et le Forez par Claudette :

En Saône et Loire :

Prospero autumnale ou scille d’automne, vue le 7 août à Varennes les Macon, dans les prairies non loin du château  – Asparagacée.
Plante des dalles chaudes et des garrigues, fréquente dans le Midi, mais très dispersée en Bourgogne :

Dans le Forez :

Jasione laevis ou jasione lisse, une Campanulacée vue le 8/8 vers le col de la Loge dans le Haut Forez.
N.B. : à différencier de Jasione montana, fréquente en Bourgogne. 
Elle est présente sur les principaux massifs cristallins de France.
Ses feuilles (voir photo) sont à faces glabres, à bords ciliées non ondulés :


Viola lutea ou pensée des Vosges, une Violacée. Même jour, même milieu.
Dans les Vosges elle est jaune d’où son nom alors que dans le Massif Central, elle est toujours violette. Elle n’est présente quasiment que dans ces deux massifs, dans des terrains acides et humides, entre 800 et 1800 m. Sa corolle est grande (souvent plus de 3 cm) et verticale :


Dianthus deltoides ou œillet à delta – Caryophyllacée.
Présente sur les pelouses pâturées acides sur la plupart des massifs en France. En voie d’extinction en Bourgogne. Pétales d’un rose soutenu. Calice pubescent et pétales poilus à la gorge :


Lactuca plumeri ou laitue de Plumier – Astéracée. 
La fleur ressemble à Lactuca perrenis ou laitue vivace fréquente en Bourgogne. Lactuca plumeri est entièrement glabre aux tiges beaucoup moins ligneuses avec des feuilles embrassant la tige par de larges oreillettes arrondies. Elle est présente dans les bois de tous les massifs en France. On peut la voir dans le Haut Beaujolais vers le mont Rigaud et vers Saint Christophe :


Veratrum album subsp album, le vérâtre a été vu le 8/8 sur les Hautes Chaumes du Forez. Melanthiacée.
Très belle floraison de cette plante très toxique qu’il ne faut surtout pas confondre avant floraison avec Gentiana lutea. Chez Veratrum, les feuilles sont alternes mais avant que la plante croisse en hauteur ce n’est pas facile à distinguer :


Dianthus hyssopifolium ou œillet de Montpellier, œillet à feuille d’hyssope – Caryophyllacée vue aussi sur les Hautes Chaumes du Forez. Aime les situations chaudes et ensoleillées sur terrain un peu acide. N.B. : A ne pas confondre avec Dianthus superbus, encore plus spectaculaire :


Impatiens noli-tangere, la balsamine des bois – Balsaminacée vue le 10/8 vers Aubusson d’Auvergne dans un vallon encaissé et frais avec un joli torrent à truites.

Cette Balsamine peu courante tient son nom de noli-tangere d’une référence à l’Evangile lorsque Jésus ressuscité refuse que Marie-Madeleine le touche, sa foi ne devant pas tenir à des signes tangibles. Plus prosaïquement, cette appellation fait référence au fruit qui est une capsule à 5 valves qui s’ouvrent avec élasticité en s’enroulant en dedans ce qui projette les graines et fait souvent sursauter celui qui a touché :

Comparaison avezc d’autres balsamines par lauragais-patrimoine.

Auteur/autrice

  • Pierre-Yves Raba

    Passionné par la nature et ses richesses, j'aime découvrir, photographier, apprendre et partager mes connaissances. N.B. : Je suis ouvert à vos remarques pour améliorer le site, merci de les laisser sur le site. Si vous cherchez si j'ai posté des informations sur une espèce, tapez son nom dans la fenêtre RECHERCHER en bas d'un article.

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